<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6211705066660876842</id><updated>2011-07-08T14:06:05.821+03:00</updated><category term='réfugié'/><category term='brique'/><category term='Congo Kinshasa RDC'/><category term='burundi'/><category term='afrique'/><category term='ngozi'/><category term='gitega'/><category term='bananier'/><category term='camp'/><category term='voyage'/><title type='text'>Les aventures de papa croix rouge</title><subtitle type='html'>Papa croix-rouge est la facon dont m'interpellaient certains congolais de Kinshasa. J'ai aimé ce surnom, il est resté. Travailler à l'humanitaire est une aventure humaine qui construit et défait, l'homme et ses préjugés. J'ai la chance de voyager quand le prix des transport explose, je vous promet une moyenne de 1 pays par an ... Voilà ma découverte du monde....


Attention ! Les faits, commentaires et analyses relevés ci-contre n'expriment en aucun cas l'opinion ou la position du CICR...</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>papa_croixrouge</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>9</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6211705066660876842.post-3025810490453551075</id><published>2010-06-18T11:16:00.004+03:00</published><updated>2010-06-18T11:34:17.901+03:00</updated><title type='text'>c'est la reprise...</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/TBsvVA9rT5I/AAAAAAAAACk/eZki_i9Gy_I/s1600/DSC06596.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5484029009336160146" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 240px; CURSOR: hand; HEIGHT: 320px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/TBsvVA9rT5I/AAAAAAAAACk/eZki_i9Gy_I/s320/DSC06596.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Quand je vois que mon dernier message remonte au mois de septembre 2009... J'ai un peu honte. Je sais que certains d'entre vous me suivent aussi sur FB, et que vous y avez vu les images de nos péripéties burundaises. Mais j'ai vu aussi des demandes pour plus de textes...&lt;br /&gt;Pour vous tous qui me suivez de si loin, je vous dois une explication...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si vous avez bien fait attention à mon profil sur FB, j'ai updaté une petite phrase sur ma page d'accueil : "Les faits, commentaires et analyses relevés ci-contre n'expriment en aucun cas l'opinion ou la position du CICR..."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la raison de mon silence sur ce blog et notamment aussi son passage en mode privé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, le CICR nous a bien rappelé que les blogs des délégués expatriés ne peuvent contenir de références aux activités de l'organisation (ce qui est normal). Par contre quelques rumeurs m'ont été rapportées que mon blog était "dans le collimateur" du siège... Peut être que certains commentaires dans les pages Erythrée sont trop engagés (et pourtant je me retiens).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref afin d'éviter un rappel à l'ordre ou toute autre sanction, j'ai fait profil bas...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est FINI ! je reprend la plume...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sur ! je respecterai les consignes... Je n'ai toujours pas l'intention de me faire taper sur les doigts...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors à bientôt, pour la suite des aventures de papa croix-rouge...&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6211705066660876842-3025810490453551075?l=lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/feeds/3025810490453551075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2010/06/cest-la-reprise.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/3025810490453551075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/3025810490453551075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2010/06/cest-la-reprise.html' title='c&apos;est la reprise...'/><author><name>papa_croixrouge</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/TBsvVA9rT5I/AAAAAAAAACk/eZki_i9Gy_I/s72-c/DSC06596.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6211705066660876842.post-2209882106247116627</id><published>2009-09-14T21:16:00.002+03:00</published><updated>2009-09-14T21:32:13.886+03:00</updated><title type='text'>Après le haut... le bas !</title><content type='html'>UN peu plus de 2 mois au burundi…&lt;br /&gt;Je ne sais pas ce qui se passe dans cette mission, mais je la vis pas aussi intensément que les autres. J’ai trouvé déjà quelques explications, le fait que c’est une mission avec beaucoup de famille et couple (mais pas moi), le fait que ma superviseure n’est pas très motivante (même plutôt l’inverse), et que Markella n’est pas là pour l’instant… Rien que ça fait déjà beaucoup pour mettre une enlever la motivation. Malgré cela, le boulot est vraiment très interessant, j’ai enfin l’occasion de faire un peu plus de terrain, de vraiment faire mon délégué pendant les field-trip en land-cruiser ! Casquette CICR, Ipod branché sur la radio, lunettes de soleil que l’on remonte à tous les check-points. Vous avez lu les post précédents, j’aime bien le terrain. Et ce week end on a fait la deuxième fête ici ou j’ai un peu aider à l’organisation, mais pas plus la motive que ca.. vous qui me connaissez, vous devez vous dire « Oh ben oui ya quelque chose qui va pas ! »… effectivement…&lt;br /&gt;Alors j’ai décidé de me reprendre un peu en main… Demain je vais faire du sport… Faut que je me bouge le cul… Donc direction la salle de gym, je ne sais pas encore laquelle, la version 4 étoiles ou la plus populaire… à voir. Surement la première, vu que elle est a 5min du boulot, qu’elle est propre, et que en plus il y a piscine !&lt;br /&gt;Bref faut que je m’active plutôt que rester chez moi comme ca ! Bon c’est vrai ya plein d’autres choses qu’il faut que je fasse mais on peut pas tout faire d’un coup, en lancer une poussera bien les autres a la suite, c’est ce que l’on appelle une réaction en chaine non ?&lt;br /&gt;(Pause pour faire un appel skype a Markella… ca répond pas…)&lt;br /&gt;Bon voilà encore un truc qui fait chier quand t’a déjà les boules c’est de pas pouvoir joindre ceux a qui tu veux parler !.... GRRRRRRRrrrrrrr&lt;br /&gt;Sur ce je vous laisse pour aller me changer les idées !&lt;br /&gt;Et je vous fais la promesse que je reviendrai ici avec le sourire !&lt;br /&gt;Ciao a Tous&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6211705066660876842-2209882106247116627?l=lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/feeds/2209882106247116627/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/09/apres-le-haut-le-bas.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/2209882106247116627'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/2209882106247116627'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/09/apres-le-haut-le-bas.html' title='Après le haut... le bas !'/><author><name>papa_croixrouge</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6211705066660876842.post-5067334449555820712</id><published>2009-08-16T10:25:00.006+03:00</published><updated>2009-08-16T13:03:41.350+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='bananier'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='afrique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='burundi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='voyage'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='gitega'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réfugié'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='camp'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='ngozi'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='brique'/><title type='text'>Gitega et Ngozi</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/SofZF9Fe_nI/AAAAAAAAACI/VygT5jBX8yI/s1600-h/DSC05379.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5370499776982744690" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/SofZF9Fe_nI/AAAAAAAAACI/VygT5jBX8yI/s400/DSC05379.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le départ pour mon premier field trip est un moment d'excitation.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Car je vais enfin voir un peu plus que la capitale du Burundi. Je pars pour 3 jours à Gitega, 2h30 de voiture vers l'Est de Bujumbura. Le LandCruiser avec ses énormes autocollants quitte la délégation à 9h et nous faisons notre premier contact radio avec Bravo-Juliet. Une mesure de sécurité qui permet à la délégation de connaître notre avancement sur le trajet. Je reprend les habitudes des codes radio, de l'alphabet typique et cette impression de me retrouver dans un film ...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Puis vient le moment ou le véhicule prend les routes qui jusque là n'était qu'un embranchement sur un rond point. L'inconnu. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mes yeux sont grands ouverts, tous mes autres sens en éveil... Je suis tendu à la recherche de sensations nouvelles, de cette adrénaline générée par la découverte de la nouveauté... Et je ne suis pas décu... Dès les premiers kilomètres nous rentrons dans les quartiers plus populaires de la capitale et traversons les carrefours chargés de monde, où les camions qui arrivent de l'intérieur viennent livrer leur marchandise, où les taxis se regroupent pour venir amener vers le centre ville, la main d'oeuvre qui n'y vit pas. Acoudé à la fenêtre je me plonge quelques instants au milieu de ces visages, de ces couleurs et de ces odeurs. Un sourire sur le visage, je suis parcourus par un sentiment de liberté, celui qui me gagne quand je suis sur la route.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Puis c'est la fin de l'agglomération et nous entamons la montée des collines, car ici, tout est dans les collines qui s'arrêtent au bord de Bujumbura et du Lac.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Les premiers kilomètres offrent une vue superbe sur la ville et l'eau. Mais la saison sèche et le sable dans l'air ne permet de voir assez loin, il faudra attendre quelques semaines/mois et les pluies qui nettoiront l'air pour voir les collines du congo de l'autre côté du lac. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mais aujourd'hui je quitte la vue de la vallée pour observer autour de moi le vrai Burundi. Celui qui est fait de chemin de terre rouge, de collines couvertes de bananier, de maisons faites de briques et de tolles, briques que l'ont peu même voir cuire au bord de la route...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je suis fasciné par les champs et leur organisation, tous de petites tailles, les canaux d'irrigation serpentant entre eux, et leurs couleurs ... Mon esprit se perd dans les différents tons de vert.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Chaque lopin de terre présente une culture différente, un patchwork de légume et de couleurs qui jouent avec le regard. Je me surprend à humer l'air et à y découvrir l'odeur si typique des eucalyptus, je laisse mon esprit survoler ces collines et je ne reprend contact avec mon corps que lorsque le LC passe dans un trou et que ma tête vient percuter le montant de la porte...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je m'était laissé aller à la rêverie alors que les voyages ici necessitent une attention permanente ! Même parfois pour hurler au chauffeur de ne pas doubler ce camion juste avant le virage, quand lui n'a pas vu l'autre camion qui arrivaient en sens inverse... L'adrénaline qui se deverse dans mes veines crystalise à l'arrivée la sensation d'être vivant !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Mes journéees sur le terrain furent caractérisées par mes premières visites dans des camps de réfugiés. Et j'ai été surpris par la suite de voir que beaucoup de mes collègues, même après 2 dizaines d'année de missions, n'avaient pas enore eu l'occasion d'en visiter un.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;He bien que les gens se rassurent, il n'y a rien de spécial à voir !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Un camp de réfugiés, c'est l'équivalent d'un camping avec dans mon cas, que des bungalow en terre et tole qui donc, de diffèrent pas des maisons que l'on voit dans le village d'à côté. Il faut dire que les camps que j'ai vu avaient éjà plusieurs années. Le premier était le plus récent et donc comportait encore ce coté ephémère de bache et de branche. Mais même là, la plupart des maisons commencaient a être fortifier avec des murs en terre...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Chanceux, je suis arrivé à chaque fois le jour de la distribution que le Haut Commissariat au Réfugié et le Conseil Norvégien pour les Réfugiés organisaient... Une animation qui mérite le détour quand on pense à l'organisation que cela représente !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Et puis on m'a offert de faire une visite guidée du camp, avec tout les détails techniques, comment sont organisées les maisons, combine de temps il faut pour les monter, combien de litres d'eau sont consommés etc...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Passionant mais je ne me rappellent pas de tout les chiffres !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ce sont plutot les gens dont je me rappelle, les 2 enfants qui étaient arrivés ici sans leurs parents, ce monsieur qui vient me voir parce que quand il était chez lui il était volontaire de la croix rouge, cette femme qui m'à guider à travers le camp pour retrouver un homme sensé avoir des informations sur les parents des 2 enfants... Les regards qui se posent sur moi, remplis d'attentes pour les plus âgés et de questionnement pour les plus jeunes...&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;La main de cette petite fille qui s'est glissée dans la mienne, elle m'a accompagné sur quelques metres et puis s'est arrétée prêt d'un groupe de femmes, je n'oublierai pas ce regard brillant d'intensité, le plus vif qu'il m'ait été donné de voir pour l'instant, et la coquille handicapée qu'était son corps, les petits cris qui s'échappaient d'elle. Je me souviendrait aussi des parcours entre les cases et au détour d'un mur ocre, l'arrivée sur une cour ou plusieurs femmes donnaient le sein à des bébés qui avaient tous moins d'un mois. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Et que de sourires ! La vie de Jenny, 1 mois, qui a commencée dans un camp de réfugiés au nord du Burundi n'est pas pour autant une vie de souffrance. Quand je découvre la petite ville qui s'est construite dans le camp, je souris en réalisant que la vie s'infiltre partout... Mon guide m'explique que la grande case que je voit à gauche c'est le cinéma, que le petit atelier quie nous dépassons est celui du réparateur de poste radio, que la musique que j'entend sort du salon de coiffure !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Je souris....&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6211705066660876842-5067334449555820712?l=lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/feeds/5067334449555820712/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/08/gitega-et-ngozi.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/5067334449555820712'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/5067334449555820712'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/08/gitega-et-ngozi.html' title='Gitega et Ngozi'/><author><name>papa_croixrouge</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/SofZF9Fe_nI/AAAAAAAAACI/VygT5jBX8yI/s72-c/DSC05379.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6211705066660876842.post-4216551908077887437</id><published>2009-07-22T14:10:00.002+03:00</published><updated>2009-07-22T14:41:56.948+03:00</updated><title type='text'>Burundi - 1ères sensations</title><content type='html'>Me voilà de retour sur le terrain après un bon break de plusieurs semaines.Des vacances chargés de sensations fortes et un peu de bouleversements. Mais il est temps de se replonger dans le guidon, le Burundi m'accueille... Premières impressions. Arrivée à l'aéroport, descente de l'avion et tout de suite la sensation de repartir 2 ans en arrière, au congo. Même odeurs de plantes, d'homme, de chaleur. L'afrique la vraie, comme je l'avais quittée. Pas possible de me tromper, même à la douane le cinéma recommence... "AH Monsieur, ca ne va pas ! Votre visa là, il a quelque chose... Asseyez vous, je dois partir dans le bureau..." Donc me voilà assis sur le banc le long des files de controle des passeports. Premières pensées, est ce que j'ai du réseau sur mon téléphone pour appeler la délégation au cas ou, et ai-je le numéro de la délégation.... Mais le policier revient, et me demande de patienter... "Nous allons prendre une photo de votre visa..." puis repart...&lt;br /&gt;20 min d'attente... Pendant que je patiente, je vois à quelques mettres les valises qui tournent, et "tient voilà la mienne..." En me demandant, si je ne peux pas entrer, pourrais-je au moins les recupérer !!!&lt;br /&gt;Et voilà mon passeport qui revient, pas plus d'explication... Mais au moins je peux entrer officiellement au Burundi, le chauffeur de la délégation est là... nous prenons la route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premiers jours, et à nouveau à chaque croisement, le long des routes, sous mes yeux je retrouve les sensations congolaises, (qui en fait n'ont du congo que la marque de ma première mission), mais ce sont bien les odeurs  de nourriture, de pot d'échappement, de sueur, de gondron chaud.&lt;br /&gt;Des odeurs fortes et intenses qui me saisissent, mais qui ne me genent plus. Et puis revoir l'animation de la villle africaine, ses gens à vélos qui transportent des régimes de bananes, les taxis-vélos, les taxis-motos, les vendeurs à la sauvettes, arachides, matériel chinois, les autres avec des montagnes d'oeufs sur la tete...&lt;br /&gt;J'ai le sourire au bord des levres, je ne suis pas en terrain inconnu.&lt;br /&gt;He puis je me fais prendre à mon propre piège ! Mes petites habitudes de vocabulaire sont à revoir. Parce que le Burundais n'est pas le Congolais ! Donc c'est toute une autre langue à redécouvrir, avec ses spécialités...&lt;br /&gt;Je sens aussi, que les caractères ne sont pas les même. Les gens sont plus réservés, c'en est fini de l'exhibitionisme congolais !&lt;br /&gt;Mais j'apprécie aussi d'autres choses, une ville plus propre que Kinshasa, moins de circulation aussi, une ville a dimension plus humaine. Et un cadre qui vaut aussi bien le détour !! Le Lac Tanganyika !!! &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Tanganyika"&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Lac_Tanganyika&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Sur la plage de la ville, quelques restaurants et hotel permettent de se détendre le week end.&lt;br /&gt;Ce sont d'ailleurs presques nos seules activités, car pour des raisons de sécurités, nous ne pouvons pas circuler partout en ville et les sorties hors de bujumbura sont réservées à des fins professionnelles.&lt;br /&gt;Heureusement aussi, la maison est grande, un jardin immense ou dès que mon fret arrive, je tacherai de dévelloper un potager, plus histoire de m'occuper que pour vraiment en profiter car nous trouvons pratiquement tous les fruits et légumes que nous voulons.&lt;br /&gt;Le Burundi est un pays ou l'agriculture represente l'essentiel des activités génératrices de revenus pour la population (+ de 90%).&lt;br /&gt;Je n'ai pas encore été au marché, mais en passant à côté cela m'a tout l'air d'être une activité à part entière ! Avec celle d'éviter, pitéons, vélos et autres véhicules sur la route ! Ha ! J'oublie aussi les trous, qi eux ne m'avaient pas manquer depuis Kinshasa ! Surement un problème endémique en Afrique...&lt;br /&gt;Et puis dans les petits trucs pas agréable, il faut absolument que je rajoute bien sur les moustiques, avec une malaria malheureusement, qui fait de gros dégats aussi ici, et spécial pour moi, des serpents plein le jardin... j'ai déjà pris une photo mais je ne suis pas satisfait donc je mettrais en ligne la prochaine qui mettra en valeur le vert de ces collocataires...&lt;br /&gt;Mais tout ca c'est pour le prochain épisode...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6211705066660876842-4216551908077887437?l=lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/feeds/4216551908077887437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/07/burundi-1eres-sensations.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/4216551908077887437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/4216551908077887437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/07/burundi-1eres-sensations.html' title='Burundi - 1ères sensations'/><author><name>papa_croixrouge</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6211705066660876842.post-6464624019212371508</id><published>2009-03-05T11:06:00.003+03:00</published><updated>2009-03-08T12:47:57.782+03:00</updated><title type='text'>Erythrée - la fin approche</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa-JD40AAzI/AAAAAAAAAA0/KG_jTDLs3Ys/s1600-h/DSC01488.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309613185576207154" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa-JD40AAzI/AAAAAAAAAA0/KG_jTDLs3Ys/s400/DSC01488.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Dimanche 22 Fevrier 2009.&lt;br /&gt;Terrasse de la résidence.&lt;br /&gt;En écrivant ces mots je réalise que les terrasses sont pour moi des endroits privilégiés pour écrire. Surement du à leur côté ouvert sur l’extérieur qui me permet de rester attentif à ce monde qui m’inspire.&lt;br /&gt;Cela fait longtemps que je ne m’étais pas replongés dans les mots. Que je n’avais pas mis par écrit toutes émotions qui me submergent chaque jour. Je sens en commencant a taper sur le clavier que cela me manquait.j’imagine que cela s’explique par le fait que le principe d’expression est la principale méthode thérapeutique de la psychanalyse.&lt;br /&gt;Cela fait donc plus d’un an que je suis en Erythrée, et quand je regarde derrière moi, je sens que je ne suis plus l’observateur que j’étais au congo.&lt;br /&gt;Mon regard à évolué et je ne suis plus surpris par les modes de vie différents. Il y a comme raison à cela que Asmara particulièrement, n‘est pas très africaine. C’est une ville hybride, mélange d’europe du sud, d’arabie et d’un peu d’afrique. Je ne me sent pas dépaysé ici, plutôt délocalisé. Il y a aussi la dimension de la ville, qui reste a taille humaine, on peut traverser la ville à vélo en quelques dizaines de minutes. Le peu de voiture aussi, change énormément. Pas d’embouteillage ou des véhicules aux portes de la casse ; chargés comme des bétaillères forcent le passage. Ici le plus dur est d’éviter les rues interdites aux vélos. On ne peut pas circuler partout, les axes principaux autour du palais présientiel sont interdites aux cyclistes.&lt;br /&gt;Un reste de paranoïa, suite à une tentative d’attentat à vélo quelques années auparavant.&lt;br /&gt;Finalement, la vie à Asmara est agréable, le climat est parfait de 15° à 30° toute l’année, ciel bleu en permanence. Pas de pollution, pas de stress dans les transports, pas de problème de sécurité (il faut l’avouer la situation à quand même tendance à se détériorer , les cambriolages sont de plus en plus nombreux). Mais dans l’ensemble, si l’on est pas trop exigeant sur le choix alimentaire, Asmara ferait une parfaite ville de retraités.&lt;br /&gt;En effet, niveau choix alimentaire aussi la situation se dégrade. Les prix montent en permanence, les divers produits importés sont de piètre qualité et les ruptures de stock sur les marchés sont monnaie courante. Par exemple, aujourd’hui on ne trouve plus de poisson, les camions attendent de l’essence pour revenir sur Asmara, depuis 2 semaines il n’est pas possible d’acheter d’eau en bouteille d’1,5 L ; on ne trouve que des petites bouteilles. La farine est régulièrement en rupture, ainsi que le lait, le beurre et le yogourt…&lt;br /&gt;Dans la perspective ou la décroissance est peut être LA solution (à la crise financière, à l’épuisement des ressources naturelles…) vivre à Asmara devient un bon entrainement.&lt;br /&gt;Je l’ai remarqué lors de mon dernier séjour en Europe. Sur le trajet de l’aéroport à chez moi, j’ai été dépité par la quantité de véhicules, par les constructions qui ne respecte ni l’environnement ni les besoins (trop de logements non loués/vendus, et pourtant encore des gens sans logis). Ma dernière visite dans un supermarché fut une révélation, j’avais perdu la frénésie qui animait mes semblables.Je parcourait les rayons, presque apeuré, indécis sur mes propres besoins, comprenant que dans ce système ou la consommation est loi, nos envies ont fusionné avec les besoins, je suis ressortis avec quelques produits, les mêmes que j’aurai acheté ici. Je ne suis pas devenu pour autant le parfait exemple de la non-consommation. Quelques magasins ont su faire flamber ma carte de crédit (une fois que je me fut souvenu de mon code, non utilisés pour plusieurs mois). J’ai refais un peu ma garde robe et j’ai surtout agrandi ma bibliothèque.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6211705066660876842-6464624019212371508?l=lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/feeds/6464624019212371508/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/03/erythree-la-fin-approche.html#comment-form' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/6464624019212371508'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/6464624019212371508'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/03/erythree-la-fin-approche.html' title='Erythrée - la fin approche'/><author><name>papa_croixrouge</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa-JD40AAzI/AAAAAAAAAA0/KG_jTDLs3Ys/s72-c/DSC01488.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6211705066660876842.post-4212019210358670487</id><published>2009-03-05T10:34:00.000+03:00</published><updated>2009-03-05T10:39:10.964+03:00</updated><title type='text'>Erythrée - field</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa-BKqfdFrI/AAAAAAAAAAs/IrBDMTzhK9E/s1600-h/DSC01640.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309604505897998002" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa-BKqfdFrI/AAAAAAAAAAs/IrBDMTzhK9E/s400/DSC01640.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;11 juin 2008 Adi Quala – Debub&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les lignes habillent l’espace ponctué de quelques arbres torturés.&lt;br /&gt;Une silouhette soulève la houe et fait tourner ses bêtes pour une nouvelle rangée.&lt;br /&gt;D’autres ont déjà pris le chemin du village. L’âne porte le bois qui servira a chauffer la maison et a cuisiner. Les enfants déposent leur bidons d’eau pour nous saluer. Le pouce levé ils crient « Yo !!! »…&lt;br /&gt;La lumière rasante de cette fin de journée couvre d’or le paysage…&lt;br /&gt;Mon regard se perd dans les vallées qui serpentent vers l’Ethiopie.&lt;br /&gt;Je replonge quelques heures en arrière, je revois les personnes allongeant le pas à la vue du pont, le dernier regard en arrière vers cette terre qu’ils quittent pour l’inconnu.&lt;br /&gt;On nous remercie, on nous salue sur cette ligne imaginaire qui partage 2 peuples, 2 terres jumelles…&lt;br /&gt;On sent le cœur lourd de certains, motivés pour partir mais dont la vie est derrière eux, partant vers un futur incertain, dans un pays qu’ils n’ont jamais vraiment connu.&lt;br /&gt;Les plus jeunes ont en têtes ce que racontent les anciens, qui eux, rêvent de retrouver leurs souvenirs…&lt;br /&gt;Le pont encadré des drapeaux de la croix rouge voit passer ces nouveaux rapatriés, sous le regard envieux ou trahis des militaires en poste sur ce coin de frontière.&lt;br /&gt;Ceux qui reviennent au pays, on les embrasse, on les félicite, on prend leur nom, on leur tape dans le dos, on les met dans un bus… Les 5 enfants qui viennent vers moi, appeurés, perdus, seront peut-être dans 10 ans les soldat qui garderont le pont… Quid de vicieux, Quid de fatalité.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6211705066660876842-4212019210358670487?l=lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/feeds/4212019210358670487/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/03/erythree-field.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/4212019210358670487'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/4212019210358670487'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/03/erythree-field.html' title='Erythrée - field'/><author><name>papa_croixrouge</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa-BKqfdFrI/AAAAAAAAAAs/IrBDMTzhK9E/s72-c/DSC01640.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6211705066660876842.post-3787225883353546214</id><published>2009-03-05T10:25:00.002+03:00</published><updated>2009-03-05T11:14:42.480+03:00</updated><title type='text'>Erythrée - les îles</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa-J1SQKvEI/AAAAAAAAAA8/qk0Wh1faQTs/s1600-h/DSC03504.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309614034218826818" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa-J1SQKvEI/AAAAAAAAAA8/qk0Wh1faQTs/s400/DSC03504.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa9-4Oa3Q6I/AAAAAAAAAAk/MXJyKgaml7o/s1600-h/DSC03504.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Le tangage du bateau me berce. Les 3 membres d’équipage s’affairent doucement aux préparatifs.&lt;br /&gt;Nous allons lever l’ancre pour rejoindre Massawa que nous avons quitté il ya seulement 24h. Week end dans les îles, ma première rencontre avec la Mer Rouge.&lt;br /&gt;A 2h d’Asmara en bas du plateau ou est nichée la capitale, la côte offre à la vue ses bâtiments aux influences arabes.&lt;br /&gt;La route qui serpente en descendant dévoile, au détour des nuages, des paysages magiques de pics émergeant de la brume, de vallées sèches et rocailleuses.&lt;br /&gt;Peu de temps avant d’arriver dans les terres plus basses et plus fertiles, nous nous arrêtons le temps d’observer de très près un groupe de babouins qui squattent la chaussée. Quelques coups de klaxons et doucement ils nous laissent passer.&lt;br /&gt;Nous voici dans la plaine, terres ocres et dunes rocailleuses, la route enchaine grandes lignes droites et passages sinueux au milieu des collines. Peu de végétation a part quelques épineux dont viennent se nourrir les chameaux. Nous croisons plus d’une centaine de bêtes et au sortir du troupeau apparaissent au loin les premiers bâtiments de Massawa.&lt;br /&gt;Les carcasses de chars et autres blindés, rouillées et éparpillées le long de la route, marquent l’entrée de la ville. Vestiges qui rappellent au voyageur que le passé tumultueux du pays n’est pas très loin.&lt;br /&gt;Nous nous sommes dirigés vers l’hôtel central, parking vide, les hordes de touristes que le gouvernement annonce à la population n’ont pas encore atteint cette ville côtière, premier port du pays.&lt;br /&gt;Après avoir déposé nos sacs dans les chambres remplies de moustiques de l’hôtel, Valéry nous emmène sur la prequ’île de massawa qui est en fait le centre ville, relié par un pont de quelques dizaines de mètres au centre ville. Là les influences arabes se font plus remarquer. Nous déambulons entre les bâtiments, à la recherche d’un boutique ouverte mais surtout qui aurait les bouteilles d’eau nécessaires pour tenir les 2 jours sur les îles…Les étalages ne sont pas luxuriants, conserves, biscuits, huile et sucre principalement. Vu l’état des paquets nous vérifions bien les dates de validité sur les emballages quand nous en trouvons une. On réalise mieux l’autarcie dans laquelle le gouvernement plonge le pays. Volonté d’indépendance poussée à l’extrême, le président diminue les importations, rationne le fuel et le pain et incite la population à changer ses habitudes alimentaires pour consommer plutôt fruit et pain dont le pas est riche.&lt;br /&gt;Après nos achats, notre guide nous emmène dans le meilleur restaurant de la ville, lieu de prédilection de tous les chats du voisinage. Dès notre arrivée, le patron salue valéry qui a ses habitudes ici et nous propose de venir choisir le poisson que nous allons manger. La terrasse encore vide, le choix est grand entre thons, rougets, et autres variétés que je ne reconnais pas. Nous optons à l’unanimité pour 2 Red Snapers. Profitant du fait que Valèry est bien connu du patron, e visite la cuisine et assiste à la préparation des chapatis, ces galettes que l’on retrouve aussi en Inde et dans beaucoup d’autres pays. La cuisson se fait collée sur les parois d’on four circulaire ouvert sur le sommet et dans lequel le chef enfile le bras pour appliquer les ronds de pates. La fumée du four aà bois et l’odeur du poisson me pique les yeux et m’oblige à battre en retraite après avoir fait quelques images. Je retourne sur la terrasse en compagnie de mes collègues. Les tables sont maintenant presque toutes occupées, les chats courent entre nos jambes, se battant pour quelques restes que les clients jettent à terre.&lt;br /&gt;Chapatis et poissons finis, nous croisons un groupe de touristes francais, finalement !&lt;br /&gt;Puis la nuit sous la moustiquaire, au son des moustiques vrombissant frustrés de l’autre côté.&lt;br /&gt;Enfin les îles, du sable, des rochers, quelques arbres. Un ensemble désertique mais seulement pour contraster avec l’eau cristalline, envahie de poissons multicolore, version Némo de Disney, des coraux protégés par une pêche raisonnable adaptée aux besoins du pays. Et le week end ressemble à une parenthèse de vacances, bière les pieds dans l’eau, soirée autour du feu animée par Owen à la guitare et nuit à la belle étoile. Tout un programme pour revenir au boulot encore plus motivé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;… La suite des aventures de papa croix rouge au prochain épisode…&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6211705066660876842-3787225883353546214?l=lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/feeds/3787225883353546214/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/03/le-tangage-du-bateau-me-berce.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/3787225883353546214'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/3787225883353546214'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/03/le-tangage-du-bateau-me-berce.html' title='Erythrée - les îles'/><author><name>papa_croixrouge</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa-J1SQKvEI/AAAAAAAAAA8/qk0Wh1faQTs/s72-c/DSC03504.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6211705066660876842.post-4157450962447144254</id><published>2009-03-05T09:37:00.000+03:00</published><updated>2009-03-05T09:48:42.450+03:00</updated><title type='text'>Erythrée - le pays</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa91jx2V56I/AAAAAAAAAAc/aJEXxF5fZGE/s1600-h/100_0044.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309591743230240674" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa91jx2V56I/AAAAAAAAAAc/aJEXxF5fZGE/s400/100_0044.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa903AzPnrI/AAAAAAAAAAU/GrzN5hm57eo/s1600-h/100_0038.JPG"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Le calme de l’Erythrée change énormément de l’animation congolaise.&lt;br /&gt;Ici peu de voitures, beaucoup de vélos, une population ouverte, fière, qui se considère comme un peuple à part. Ne pas dire à un Erythréen (ni à un Ethiopien d’ailleurs) qu’il est africain !&lt;br /&gt;Une sécurité presque palpable, les gens nous abordent gentiment dans la rue le temps de savoir d’où nous venons et continuent leur chemin.&lt;br /&gt;Peu d’enfants des rues, et ceux que nous rencontrons subsistent tous par de petits commerces, cigarettes, chewing gum et allumettes…&lt;br /&gt;Côté confort, un climat très agréable, frais la nuit et le matin, chaud à midi mais supportable avec le petit vent d’altitude (nous sommes à 2400 m du niveau de la mer).&lt;br /&gt;Des rues fleuries, Jacarandas qui colorent de mauve les avenues, bougainvilliers envahissant les murs, géraniums aux dimensions de Guiness des records.&lt;br /&gt;Pas de coupures d’eau ni d’électricité, un cadre agrébale donc, reste que pour faire ses courses c’est un parcours du combattant !&lt;br /&gt;On commence au marché, là légumes et fruits sur des centaines d’étals, qui répètent les mêmes assemblages de tomates, choux, carottes, oignons, patates et orange, papayes, goyaves, citrons et bananes.&lt;br /&gt;Puis on passe au pain, fabrication industrielle, dans des petites épiceries au coin des rues ou dans les boulangeries mais seulement sur coupons (pour le pain de qualité).&lt;br /&gt;Ces petites épiceries, offrent conservent en tout genre, produits de base, quelques légumes, quelques produits frais mais dont la qualité laissent un peu perplexe dans la majorité des cas.&lt;br /&gt;Pour les extras on file au FOREX (for expats) carte du ministère des affaires étrangères obligatoire et prix en dollars. Ici on trouve l’électronique, les produits de beauté européens, l’alcool, l’huile d’olive et les produits d’entretien. La porte d’à côté nous ouvre un monde dont le temps s’est arrêté 50 ans en arrière, on y achète la Ricotta, la Mozzarella , la Féta et le beurre, le tout de fabrication locale mais d’une qualité Italienne irréprochable. Les machines à découper, balances sont d’époque, on y parle en Italien. Retour dans le passé colonial italien dont parle peu les manuels d’histoire de ce dernier.&lt;br /&gt;On profite du petit tour en ville pour s’installer à une terrasse et apprécier un Expresso qui n’a rien à envier à Rome ou d’un jus de fruit frais.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6211705066660876842-4157450962447144254?l=lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/feeds/4157450962447144254/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/03/erythree-le-pays.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/4157450962447144254'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/4157450962447144254'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/03/erythree-le-pays.html' title='Erythrée - le pays'/><author><name>papa_croixrouge</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa91jx2V56I/AAAAAAAAAAc/aJEXxF5fZGE/s72-c/100_0044.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6211705066660876842.post-698080983488265549</id><published>2009-03-05T09:27:00.000+03:00</published><updated>2009-03-05T09:36:54.135+03:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Congo Kinshasa RDC'/><title type='text'>Congo 2007 - archive</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa9ydWL_JzI/AAAAAAAAAAM/X6kkJXz0mnw/s1600-h/IMG_0797.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5309588334190733106" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa9ydWL_JzI/AAAAAAAAAAM/X6kkJXz0mnw/s400/IMG_0797.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Voila les premiers textes des aventures de papa croix-rouge !&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;20-01-07&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chaleur et farniente à la terrasse de l’hotel.19h la ville s’est éteinte et notre hôtel semble le seul îlot de lumière dans les ténèbres qui ont envahis la ville.&lt;br /&gt;Le rythme de la rue a diminué mais il reste encore quelques véhicules qui transportent la population sur les routes croisant la ville.Bien différente de KIN, MBU ne possède pas l’activité incessante de la capitale. Sa population n’a pas les réflexes malsains des Kinois, et nous avons eu la possibilité de marcher hier soir en s’aventurant dans quelques allées populaires, sans subir le harcèlement si typique que l’on vit a KIN.Même si quelques enfants nous tendent encore la main, en demandant un sucré, un matabiche ; la plupart semble apercevoir un blanc pour la première fois et nous répondons a leur Djambo* en les accompagnant d’un signe de la main ce qui suscite des rires et des sourires en retour.La ville n’a pas le développement de sa richesse, et l’activité minière n’apporte pas les retombées espérées par la ville. Comme délaissée par le gouvernement, cette dernière n’a ni réseau électrique, ni réseau d’eau potable qui soit alimenté.C’est tout de même la Miba (la compagnie minière nationale) qui développe un peu l’aménagement de la ville, pour que sa main d’œuvre puisse vivre en ville dans des conditions qui évitent un minimum les maladies. Questions de rentabilité bien sur… Sans générateur ou sans pompe il faut attendre le bon vouloir des dirigeants de la Regideso (ca s’ecrit comme ca ce n’est pas une blague… !!) pour une douche, ou celle du voisin si il a un groupe électrogène pour faire tourner un appareil électrique.Ce sont donc les seuls hôtels, maisons d’homme d’affaires ou bâtiments officiels qui ont du courant tout les jours.&lt;br /&gt;21-01-07&lt;br /&gt;Jour du seigneur. Pour un peuple qui a été délaissé par le tout puissant il y a bien longtemps, les congolais font preuve d’une fois intense et très pieuse. J’espère prendre l’occasion de me joindre à une messe pour sentir vibrer cette croyance dans la communauté.J’apprend depuis mon arrivée à me familiariser avec leur mode de vie, de fonctionnement, pour ne pas, comme certain de mes collègues, m’exaspérer et dépenser une énergie folle a m’énerver quand le serveur de l’hôtel oublie l’œuf du petit déjeuner, puis vient 2 h plus tard vous annoncer que le chef le prépare. Certes les plus occidentaux d’entre nous prendraient ça comme un manque de respect. Mais vouloir s’énerver n’entraîne, a mon avis, aucun changement ou du moins rien de permanent.Le Don Quichottisme du blanc voulant changer la vie de l’africain à sa façon, m’exaspère et attendre de ce peuple de travailler ou penser comme un européen alors qu’il vit encore en Afrique est utopique. Chaque chose ici, existe, vit, se déroule selon les lois africaines, lentement, inexorablement, fatalement.Je pense que, empêché de se développer pendant toute la durée de l’esclavage et celle des colonies, car utilisé, broyé et soumis par l’homme blanc ; l’Africain ne peut entrer dans le 21eme siècle en seulement 2 générations tout en acquerrant le mode de fonctionnement que nous souhaiterions lui voir prendre. Un enfant qui vit entre 3 murs de torchis et un toit de tôle, qui dort sur une couverture a meme la terre battue peut il assimiler la mondialisation ? Qu’y voit il ? Injustice, Envie et Désirs in satisfaisables… L’Egocentrisme des dirigeants africains ne risque pas d’aider leurs enfants à sortir de la misère. Tous les grands changements demandent des sacrifices.Le peuple africain paie son tribu en vies humaines tout les jours, mais leurs politiciens ne sont pas prêt à renoncer à leurs privilèges et aux abus de biens sociaux pour structurer et développer leurs pays aux capacités pourtant fantastiques. Avec une vision à plus long terme et en imposant une retenue aux dépensiers, un dirigeant africain pourrait espérer être le premier a pérenniser son action et a offrir une vraie opportunité de développement a son pays. Mais cela demande moins d’ego, moins de show, du travail et de se faire des ennemis dans les rangs de ceux qui espèrent tirer des profits a court terme dans les l’exploitation a outrance des ressources et du peuple africain.Malgré cela, je reste chaque jour émerveillé par la débrouillardise de ces gens. Faisant preuve d’une imagination créatrice infinie pour résoudre les tracas techniques du quotidien. Si les contrôles techniques automobiles n’existaient pas en France, les mécaniciens africains les plus créatifs, pourraient faire fortune en prolongeant comme ici la vie de milliers de nos autos.Il existe ici une grande diversité de petit boulot – liste non exhaustive –&lt;br /&gt;- Transporteur d’eau – 10 bidons sur une vélo, traversant la ville (150 a 200 kilos)&lt;br /&gt;- Vendeur d’essence au litre – pour les motos et mobylette très nombreuses à Mbuji Mayi car la population n’a pas les moyens d’acheter des voitures&lt;br /&gt;- Vendeur de cartes de téléphone prépayées – 2 chaises et un parasol&lt;br /&gt;- Marchand ambulant de mouchoirs&lt;br /&gt;- Marchand de fruits et légumes&lt;br /&gt;- Vendeur d’eau en sachet – eau plus ou moins pure ce qui a entraîné des épidémies a l’Est du pays&lt;br /&gt;- Vendeur de pain – un panier avec une dizaine de kilo de pain sur la tête&lt;br /&gt;- Cireurs de chaussures – qui travaillent beaucoup avec les militaires et policiers&lt;br /&gt;- Marchand de cartes géographiques, de DVD, de k7, valises, horloges,baskets etc.…&lt;br /&gt;- Marchand d’animaux de compagnie – présentent a bout de bras au bord de la route, chiots, chatons, perroquets gris (espèce protégée) ou petits singes (Prix annoncé pour un singe 30 $)&lt;br /&gt;- Réparateur de roues – Légions ici, avec démonte pneus aussi efficaces que ceux pneumatiques de chez nous, et compresseur à base de moteur deux-temps relié a une autre chambre de moteur par une courroie, un tuyau d’arrosage branché sur l’emplacement de la bougie…. Je suis sur que Fred tu vois le procédé….&lt;br /&gt;- Manutentionnaire – Juchés sur des camions sans age, à la cargaison débordante qui fait presque disparaître la cabine, ne laissant apparaître que le pare-brise souvent étoilé.&lt;br /&gt;- Taxis – impossible à éviter puisqu’ils sont sûrement plus nombreux qu’a Londres étant donné qu’ils font plus offices de transports en communs.Véhiculant plus de 15 personnes dans un Combi VW, aménageant des utilitaires en bus, les flancs percés d’ouvertures par lesquelles apparaissent des bras, voir des corps entiers, accrochés aux parois, ne laissant entrer par la fenêtre que leurs jambes. Et pour aider le chauffeur le Caissier qui, agrippé a la porte latérale manquante, gère l’encaissement après avoir fait se glisser aux milieu des corps déjà serrés, les nouveaux clients.&lt;br /&gt;Arcs en ciel jalonnant les rues passantes, les boutiques, cabines de téléphones, et autres magasins attirent le regard par leurs couleurs.Découpées dans un container ou assemblages de tôles elles colorent et illuminent les rues ocres et poussièreuses. Beaucoup plus typiques des quartiers populaires, elles semblent égayer ces quartiers pauvres en donnant une image heureuse. Souvent c’est dans ces quartiers que la population est la plus souriante, la plus chaleureuse. Comme acceptant avec humour et bonne humeur leurs conditions de vie. Nous voir traverser a pied ces lieux si peu fréquentés par les blancs les surprend tellement que bien souvent ce sont des rires, sourires et un peu d’humour que nous rencontrons sur notre passage. J’aime a détailler ces commerces, car il sont, à mon sens, l’image même de l’Afrique, colorée et souriante dans une réalité difficile ; et ils affichent des noms souvent tirées d’une imagination très ecclésiastique.&lt;br /&gt;- Cabine le silence qui parle&lt;br /&gt;- Cabine des adorateurs du soleil levant&lt;br /&gt;- Cabine Don de dieu….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je retrouve a Mbuji Mayi un peu des relations humaines que je n’ai pas trouvé a Kinshasa, les gens semblent tenir ici moins d’a priori sur les blancs, sûrement que vu la faible présence des étrangers, la population n’est pas encore rentrée dans le cercle vicieux du quémandage ou n’a pas encore vu notre présence comme une nouvelle colonisation sous couvert de mondialisation.&lt;br /&gt;Cet après midi j’entend de l’hôtel une fanfare, une fête se prépare pour soutenir un pasteur révoqué par « l’Eglise du Réveil ». Sonorisation qui larsen, chaises en plastiques et musique religieuse typée Dombolo*. Les gens affluent de toutes parts, amenant enfants et vieillards, leurs chaises et leur foi pour participer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Roger nous emmène a 16h faire un tour de la ville. Nous quittons le centre ville, assez peu animé car c’est dimanche, pour traverser la banlieue et un des deux marchés de Mbuji Mayi.Nous voici enfin dans les réalités de l’Afrique, le marché local ressemble enfin aux images que je m’étais faites. Etalages fait de quelques branches et d’une planche, alignés par dizaines au bord de la route cahoteuse.Population pauvre, chacun amenant sa récolte ou différents produits de consommation courante, acheté en gros puis revendus au détail. Notre véhicule attire comme d’habitude les regards, quelques invectives lancés par des jeunes, mais notre guide nous assure que la croix rouge est bien accueillie car elle a fait ici beaucoup de travail en 2003 pendant une épidémie de cholera.Nous sortons du marché pour traverser le fleuve qui porte le même nom et sur la droite apparaît un monticule rouge ferreux, site d’extraction de diamant géré par la Miba. Nous continuons sur le chemin de terre battue qui longe en hauteur le fleuve, pour arriver au marché ou nous dit on, les creuseurs viennent vendre à partir de 3h du matin les quelques cailloux qu’ils ont extrait illégalement des amas rocheux sortis par les machines durant la journée.Nous repartons en arrière pour revenir vers les quartiers d’habitation.Cases de briquettes rouge aux toits de chaume ou de tôles, serrées au milieu des bananiers. Les enfants courent le long de la route a côté de la voiture, a notre passage les femmes levent la tête puis reprennent leurs activités.Peu d’hommes dans les environs, mais a cette heure ils sont surement en train de creuser ou de vendre leur trouvailles.Nous doublons un camion en réparation arrêté sur le bord de la route, le chauffeur tape sur la carrosserie de notre voiture quand ma collegue tente de les prendre en photo. Ce sera le seul « incident ». La suite de notre voyage nous confirme la réalité difficile du sous développement où les seuls batiments en bon état sont des bureaux de partis politique, alors que les habitants logent dans des assemblages de terre et de fer, accumulant devant chez eux les ordures qu’emporteront les pluies qui ravinent les rues.Roger nous conte a chaque croisement les histoires des dernières élections, évènements et incidents ayant pris cours dans la ville. Me confirmant par cela, l’intensité des sentiments et ressentiments de la population, et la force qu’ils mettent dans l’expression de leur colère. Et surtout l’aisance avec laquelle les masse sont manipulées ici. Nous ne comptons plus les temples et églises qui pullulent ici comme les cafés à Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;dimanche 14 janvier 2007, 13h38…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela fait 1 mois et demi que l’Afrique m’a accueillit en m’offrant la possibilité de voir d’un œil plus éclairé les réalités de ce continent.&lt;br /&gt;1 mois et demi d’adaptation, physique et psychologique, et ce n’est pas fini. Chaque jour m’offre la possibilité de me remettre en question, de forger mon caractère, et d’apprendre à supporter aussi ces réalités qui me paraissaient lointaines avant d’atterrir. Le plus difficile est je pense la sensation d’être regardé avec jalousie et envie, je pourrais catégoriser cela comme une sorte de racisme, un racisme économique car ici nous sommes perçu encore comme des colonisateurs ou du moins comme les possesseurs de richesses. Une étiquette dont il est difficile de se défaire et qui entraîne toute une flopée de comportements chez les locaux, qui mettent mal a l’aise pour les plus softs, ou qui énervent pour les plus durs.&lt;br /&gt;Cela va du policier, soldat ou agent de sécurité qui fait se met au garde a vous et qui vous appelle chef ou patron ; jusqu’au vendeurs ambulants qui vous assaillent a la sortie du supermarché pour vous vendre toutes sortes de produits avec insistance. Mais le plus difficile reste les « grappes » d’enfants qui courent a coté des voitures, a moitie accroches aux portes et qui vous demandent 100 francs (20 cents de $) ou de la nourriture. Habillés de guenilles, faméliques, aux regards implorants, ceux la sont les plus touchant vous imaginez. Sortir de la voiture et ils vous sautent presque dessus, vous embrassent les mains, chacun leur tour, et vous suivent tant que vous ne leur faites pas comprendre que vous ne donnerez rien. Chaque jour mon humeur m’entraîne à distribuer ou non un peu d’argent ou mieux quelques biscuits ou du pain, une bouteille d’eau ou tout autre chose…&lt;br /&gt;Mais c’est un système sans fin, aux vices malheureux… Si quelqu’un vous voit leur donner quelque chose, il viendra aussi pour avoir sa part, et en cas de refus se rabattra sur les enfants qui ont eu la mauvaise idée de rester a coté pour leur retirer le peu que vous venez de donner.&lt;br /&gt;Des que vous garez la voiture, il y a toujours quelqu’un pour vous annoncer qu’il va la garder, cela peut être le policier qui traîne ici, un passant qui y voit l’occasion de gagner quelques francs, un gamin qui a la chance d’être a un endroit ou personne d’autre ne lui retire ce « job », ou simplement le gardien du parking.&lt;br /&gt;Souvent se garer dans un endroit fréquenté engendre des disputes plus ou moins violentes a savoir qui est le gardien de la voiture, et c’est parfois a vous d’annoncer votre choix, pour éviter que cela ne dégenère.&lt;br /&gt;Dès que nous quittons le quartier de la Gombe, lieu des résidences des expatriés et des ambassades, les portes des voitures sont fermées, les vitres relevées pour que personne ne puissent s’introduire dans l’habitacle et prendre ce qui peut être en vue sur le tableau de bord, sur les genoux ou autre. Là, le blanc est rare et la population nous interpelle régulièrement, j’ai gagné les noms de Docteur, de Blanc, de Journaliste (si je suis a pied car ce sont les seuls a marcher en ville puisque cela est interdit a toutes les agences humanitaires par leur direction.). On me présente des ordonnances en réclamant des médicaments, on me propose des téléphones, a nouveau on me demande de l’argent, on me demande du travail… chaque demande est accompagnée d’un sourire qui se termine souvent en un rictus de mauvaise augure quand le refus arrive. Il devient vite plus simple d’ignorer les demandes et de toutes façons détourner le regard de la route s’est s’exposer au risque de l’accident de la route. Déjà formés à la conduite anarchique, les congolais ont la mauvaise manie de ne pas se soucier des autres voitures quand il s’agit d’éviter un trou sur la route. C’est donc la foire aux coups de klaxons, aux coups de volants intempestifs, au injections de chauffeurs a chauffeurs, (ou plutôt de chauffards a chauffards…), avec un code de la route inexistant ou tout autant anarchique que la circulation, les accidents sont légions, mais heureusement sans gravite pour la plupart car l’état des routes ne permet pas de rouler très vite.&lt;br /&gt;Bien sur vivre ici c’est aussi voir les prix s’adapter a notre catégorie d’expatrié, avec une inflation exponentielle !&lt;br /&gt;Il est parfois possible de négocier, mais pas la plupart du temps. La vie devient vite chère étant donné que la plupart des produits de consommation courante sont importés et vendus dans les supermarchés ou seuls les riches ont accès.&lt;br /&gt;Donc pour obtenir un peu plus pour la même somme, il faut envoyer le personnel de maison faire quelques achats de légumes a notre place, ou s’arranger avec des locaux qui travaillent avec nous pour faire les achats sur les marchés.&lt;br /&gt;Mais cela ne permet pas d’avoir les même prix que les nationaux ! De toute façon il est mal vu de vouloir essayer de payer le moins cher… Etant donné que nous avons les moyens de nous payer ce que nous voulons au prix fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Congo étant le pays d’Afrique ayant le plus de ressources naturelles, il y a un nombre important d’expatriés a KIN, avec la stabilisation de la situation suite aux élections démocratiques, des sociétés ouvrent tous les jours, les familles reviennent, et la vie a repris son cours. Plus d’endroits sont accessibles le week end, un peu plus de sorties « culturelles » disponibles, et nous pouvons sortir de KIN sans presque aucun problème.&lt;br /&gt;Cela m’a permis de visiter une réserve de Bonobos ( des singes qui s’apparentent aux gorilles, proches de l’homo sapiens par leur organisation sociale et par leurs comportements), a 1h du centre ville, c’est un parc calme qui permet de se ressourcer un peu et de sortir de l’agitation de la ville.&lt;br /&gt;Je suis aussi allé faire du cheval au centre hippique de KIN, toujours pour pouvoir sortir un peu de la Gombe et ne pas rester enfermer dans nos appartements ou dans les lieux de détentes, restaurants, bars, clubs d’expats etc…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais la vie de citadin est lourde d’animation permanente dès que nous sommes dans la rue, et cela créé une fatigue journalière. Je ressent le manque de calme que j’ai toujours apprécié dans les différents lieux que j’ai habité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc je me programme deja mes vacances, avec un retour en europe pour 2 ou 3 semaines avant l’été…&lt;br /&gt;Normalement debut juin. Mais le timing sera serré, donc ne vous emballez pas a programmer milles choses.&lt;br /&gt;Je vais passer 1semaines de vacances avec les parents et je me suis calé une semaine d’apprentissage de la navigation a la voile ! il me restera que quelques jours tranquillou !&lt;br /&gt;Mais je vous invite si cela vous tente a vous joindre a moi pour ce cours de voile !!!&lt;br /&gt;Normalement 2eme semaine de juin, en corse, 450 euros sans le voyage et la nourriture !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J’espere que d’ici la j’aurai de vos nouvelles…&lt;br /&gt;Prenez soin de vous et de vos proches&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amities&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;thomas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jeudi soir, 19h, Clinique de Kitambo-Magasin, Kinshasa&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le couloir des hospitalisations voit circuler les femmes amenant avec un elles un seau d’aisance et un thermos d’eau chaude.&lt;br /&gt;C’est bien la première fois que je trouve qu’un hopital ne sent ni les soins, ni la maladie, ni la mort.&lt;br /&gt;Ici a peine une odeur de transpiration. Mais il est déjà 19h, les salles d’attentes sont surement plus encombrées la journée.&lt;br /&gt;Le test de Goutte Epaisse, pour dépister la malaria, coute ici 1800 FC, soit 3,5$ ; et délai de 45 mins pour connaître le résultat.&lt;br /&gt;Ma page vibre d’un effet stroboscopique dû au ventilateur qui tourne sous le néon.&lt;br /&gt;Quelques sonneries de téléphones portables, signe d’une sorte de richesse.&lt;br /&gt;Ces téléphones omniprésents quelques soient les lieux, les bureaux… Au pluriel c’est encore plus classe, alignés sur un bureau, 3, 4… un pour chaque opérateur…&lt;br /&gt;Mais ici le fond sonore est surtout occupé par la circulation encore intense. Klaxon de camions surchargés de terre et de passagers, taxis forcant le passage, en double ou triple file. Interjection des pietons répondant aux chauffeurs.&lt;br /&gt;Quelques docteurs passent, on sent que le rythme des activités ne dépasse pas celui général du pays. Pole Pole*&lt;br /&gt;Tout ce fait lentement, la chaleur est assez présente pour la saison. Ce n’est pas exagéré mais dès que le corps se met en mouvement, la transpiration colle les tissus à la peau.&lt;br /&gt;Nous sommes les seuls blancs dans cette salle d’attente. Après quelques regards à notre arrivée, les gens sont retournés à leurs discussions.&lt;br /&gt;Une télé dans le coin qui me regarde en silence. Eteinte a-t-elle seulement jamais marché ?&lt;br /&gt;Un autre docteur passe, le téléphone gréffé dans l’oreille « … Même CELTEL ne marche pas… »&lt;br /&gt;Au téléphone on parle de téléphone, pour dire qu’on a plusieurs numéro, la vraie classe c’est d’avoir un abonnement, et pas des cartes prépayées. Ca c’est le signe de richesse.&lt;br /&gt;Le docteur revient, nous observe du coin de l’œil. Il doit se douter que nous venons pour des examens vu l’état de Blandine à coté de moi.&lt;br /&gt;Elle a les yeux ouverts, c’est déjà mieux que auparavant.&lt;br /&gt;Ha non ils viennent de se refermer..&lt;br /&gt;…. Le même docteur… A nouveau au téléphone…&lt;br /&gt;Un blessé arrive pour le service d’hospitalisation, comme il n’y a qu’un seul brancadier, ce sont les gardes de sécurité qui monte le brancard dans les escaliers….&lt;br /&gt;40 mins… Résultat des examens : Négatifs…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bonjour les amis !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes le 10 novembre 2007… cela fait presque 1 an que j’ai atterri sur le tarmac de l’aéroport international de N’DJILI…&lt;br /&gt;Entre temps l’aéroport à bien changé, il s’est vidé des grappes de porteurs et vendeurs en tout genre pour laisser la place à une sélection officielle…&lt;br /&gt;Mais tu accèdes toujours à pied à l’avion, en suivant les lignes jaunes tracées au sol, et en désespérant de voir que beaucoup n’en font qu’à leur tête et doublent, courent pour atteindre le 3ème contrôle avant embarquement. C’est surement e peur de ne pas avoir de place comme la plupart des compagnies d’aviation congolaises maîtrisent parfaitement le surbooking…&lt;br /&gt;Pour en revenir à la raison principale de ce mail, le congo et moi, papa croix rouge ( moi ou mes collègues, quiconque de blanc circulant dans un véhicule arborant l’emblème se fait baptisé ainsi.)&lt;br /&gt;1 an de ma vie… je voyais ca comme un challenge, ma première année loin de la douce France … Loin de la vie facile, des possibilité offertes à nous occidentaux…&lt;br /&gt;Je me rappelle mon appréhension lors de mon épart pour ce pays d’Afrique dont je ne connaissais rien. Je me rappelle aussi que je n’avais même pas d’idées préconçues vu que je ne savais rien de l’Afrique.&lt;br /&gt;Si bien sur on a toujours des images en tête, mais rien sur la vie d’un expat dans un pays Africain en guerre. (Juridiquement le congo n’est pas en guerre mais a des troubles internes, c’est un conflict non international…)&lt;br /&gt;Je me rappelle aussi mon arrivée, et la remontée de l’aéroport vers le centre ville de nuit, la route large bordée de carcasses de véhicules, beaucoup de monde au bord et sur la route, qui traversent en courant, l’odeur aussi, forte, musquée, sale, qui saisit le nez et l’esprit par les images quelle suscite. Mon chauffeur, Fidel, qui ne parle pas beaucoup, il a du en voir passer des dizaines de ces jeunes délégués CICR… on se fume une cigarette, je pose quelque questions stupides, et je me tait. Déjà nous approchions de la Gombé…&lt;br /&gt;Ce qui m’a marqué cette année, c’est triste mais c’est la réalité du taux de mortalité… A quoi cela vous fait il penser ? A quoi cela correspond il en Europe ? à une image d’un sanatorium ? d’un cimetière ?&lt;br /&gt;Ici ce n’est pas des cadavres plein les rues, même si c’est arrivé, non c’est simplement le nombre d’annonce de décès que nous recevons… Concernant uniquement la famille de notre staff.&lt;br /&gt;Je n’ai jamais été confronté à autant de chagrin. Autant de départ vers un « au-delà »… Et cela touche toutes les générations… de notre chef d’atelier qui perd son fils de 18 ans a cause de la malaria, à notre jardinier qui perd sa femme à cause de la malaria, à notre opérateur aérien qui perd sa femme lors de l’accouchement de son enfant etc etc…&lt;br /&gt;Ici la mort fait partie de la vie… Mais malheureusement elle est trop valorisée à mon goût… Il est très connu qu’ici on dépensera plus pour t’enterrer que pour te soigner…&lt;br /&gt;Mais j’ai aussi été touché par la gentillesse de ces gens… qui est, il est vrai, parfois déformé par l’intérêt financier… c’est malheureux aussi… mais quand on sait que je gagne 30 fois plus que mon garde, 100 fois plus qu’un policier… On comprend aussi que si il on la possibilité de te gratter cent francs il le feront… (100 FRC c’est 20cts de dollars)&lt;br /&gt;Avec 100 francs ils peuvent acheter un morceau de Foufou (pâte a base de farine de manioc). Ici beaucoup vivent avec moins de 1 dollars par jour… (500 FRC)&lt;br /&gt;Expliquer le Congo ou même l’Afrique n’est pas franchement possible… Je sais déjà que vous écouterez mes histoires quand je serai rentré ( sauf ceux que je ne verrai pas ou ceux qui connaissent déjà tout ca !!) mais beaucoup de choses même dites et illustrés ne pourront vous toucher si vous ne les vivez pas… Nous avons été prévenu au départ… l’expérience humanitaire ne peut être réellement partagé au retour qu’avec des gens qui l’ont vécue…&lt;br /&gt;Mais je tacherai de vous donner le maximum de cette expérience par des odeurs, par des gouts et des couleurs…&lt;br /&gt;En relisant un peu les lignes au dessus je vois que je ne suis pas très positif… Et c’est vrai que je suis content de rentrer… Mais il y a du bon et du beau aussi ici… une richesse humaine et naturelle immense…&lt;br /&gt;Une dimension au-delà de l’imaginable, voir le congo depuis un avion c’est comprendre que l’homme n’est rien sur cette terre, que nous sommes si petit que nous devrions être simplement heureux de pouvoir exister…&lt;br /&gt;Je repart avec une vision je pense réaliste des difficulté de cette partie de l’afrique et des enjeux. Je pense aussi être réaliste en disant que ce n’est pas gagné…&lt;br /&gt;Mais il suffit… je ne veut pas tout dévoiler… je garde le meilleur pour les histoires au coin de feu.&lt;br /&gt;Je m’arrêterai la pour laisser un peu de place à la surprise…&lt;br /&gt;Et je vous dis a bientôt ! &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6211705066660876842-698080983488265549?l=lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/feeds/698080983488265549/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/03/congo-2007-archive.html#comment-form' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/698080983488265549'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6211705066660876842/posts/default/698080983488265549'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://lesaventuresdepapacroixrouge.blogspot.com/2009/03/congo-2007-archive.html' title='Congo 2007 - archive'/><author><name>papa_croixrouge</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_OZ2xtPgfEYE/Sa9ydWL_JzI/AAAAAAAAAAM/X6kkJXz0mnw/s72-c/IMG_0797.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
